On visionne des centaines d’images.

Qui résonnent dans l’histoire du cinéma, et du Festival de Cannes.

Soudain, une image nous interpelle. 

Photogramme de Rhapsodie en août d’Akira Kurosawa.

Un film qui parle de l’après, après Nagazaki.

Un film qui parle de fraternité familiale. 

Il y a quelque chose avec cette famille.

Spectateurs contemplatifs.

La lune, le banc, le paysage, la nuit…

Métaphore de la salle obscure. 

Nuit onirique, nuit romantique.

De Meliès à Fellini de Miyazaki à Spielberg. 

Alors Cannes 2024 ce sera cette image.

Mais l’image est très sombre.

On éclaircit, on invente, on repeint le paysage, on élargit le plan. 

On transforme les couleurs, on leur donne une nouvelle densité.

La palme du festival  remplace la lune.

On a touché l’image du maître, en lui donnant une nouvelle poésie.

Pour que tous puissent se l’approprier.